Un principe vieux comme le

monde

Cela fait plus de 4500 ans que les humains utilisent la cendre de bois pour faire du savon ou laver le linge directement avec. Mon arrière-grand-mère l'utilisait souvent. Les lessives "chimiques" n’ont que 70 ans. On a petit à petit cessé d'utiliser la cendre en Europe, non pas à cause de ces performances, mais de son manque de compatibilité avec nos machines modernes. Heureusement un processus simple permet de transformer cette cendre en lessive liquide efficace, et bien adaptée aux machines.

 

Du feu à la bouteille

Récupérée auprès de restaurateurs ou de particuliers, la cendre de bois est tamisée, mélangée à de l’eau, brassée pendant plusieurs jours, puis filtrée à de nombreuses reprises. On obtient un liquide transparent, légèrement jaune contenant de la potasse, un détergent naturel. Cette lessive contient donc uniquement de l’eau et de la cendre. Elle n'a pas de conservateurs, de parfums de synthèses, d'azurants optiques, etc ...Pour faire un peu de chimie, la potasse est très basique et va donc permettre de saponifier la graisse présente sur le linge sale. L'utilisation de la lessive à la cendre comme une lessive classique, va donc permettre de fabriquer du savon liquide en direct dans la machine à laver!

 

Qui suis-je

Je m'appelle Gaël Perréon et je suis depuis toujours passionné par la nature, la permaculture, l'ornithologie, et bien sur la lessive       A la baloère est pour moi une magnifique aventure humaine en accord avec mes convictions.  La recette de fabrication de cette lessive, c'est transmise de génération en génération. Je sais que mon arrière grand mère en faisait, ma grand mère également, puis enfin ma mère qui m'a transmis la recette. Cela fait des années que je la fabrique pour mes amis et ma famille ... L'idée de la commercialiser me trottait dans la tête depuis un petit moment. J'ai fini par  me lancer dans l'aventure en m'inspirant de cette légende amérindienne :

" Un jour de grand malheur, la forêt prend feu. Les oiseaux impuissants s’élèvent dans le ciel. A travers la fumée, ils distinguent le colibri qui va à la rivière prendre une goutte d’eau dans son bec et la déposer sur le feu. Les autres oiseaux agacés lui disent : Mais Colibri, que fais-tu ?  Cela ne sert à rien ! Le colibri leur répond : Je sais mais je fais ma part. Les oiseaux se regardent, perplexes, et dans un même élan, ils s’élancent vers la rivière chercher de l’eau. Ils ramènent des milliers de gouttes qui forment une pluie si fine et si dense que le feu finit par s’éteindre."

 

Au fil de l'eau

L'aventure se veut local, et quoi de mieux pour l’illustrer qu'une expression issue du patois poitevin saintongeais "A la baloère" qui signifie "Au fil de l'eau".

Une ancienne citation indienne dit : “ Nous n'héritons pas de la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants.”  On parle beaucoup de la pollution liée aux plastiques, dans nos rivières ou les Océans, mais les pollutions chimiques, beaucoup moins visibles, sont également préoccupantes. En ce qui concerne les détergents domestiques, une partie de leurs composés n’est pas traitée par les stations d’épuration et finit soit dans nos cours d’eau et nos mers, soit dans les boues d’épuration. Celle-ci sont le plus souvent épandues sur des terres agricoles. A raison de 4.2 machines par famille et par semaine, la France totalise 7,3 milliards de lessives par an. Cette situation s’améliore de plus en plus avec la mise sur le marché de lessives plus écologiques et malheureusement aussi de lessives qui n’ont d’écologiques que le nom. Il est grand temps, de diminuer l'utilisation des produits "chimiques" pour l'entretien domestique, des alternatives efficaces existent. Nos choix de consommateurs ont un impact direct sur  notre santé, notre environnement, nos cours d'eau ainsi que la faune et la flore qui y vivent, comme le Martin pêcheur par exemple.